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LaHoChi

Faut-il croire au LaHoChi pour qu'il fonctionne ?

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

« Mais si je n'y crois pas, est-ce que ça peut marcher ? » Question excellente, qui mérite une réponse précise. La réponse courte : non, vous n'avez pas besoin d'y croire. Mais vous avez besoin d'être ouvert(e). Voici la nuance.

## La distinction qui change tout

Trois postures différentes face au LaHoChi.

**La croyance.** « Je sais que ça marche, j'y crois. » Cette posture peut être utile, mais elle peut aussi rendre crédule — accepter sans questionner, attribuer à la pratique des choses qui n'ont rien à voir, idéaliser le praticien.

**L'ouverture.** « Je ne sais pas si ça marche, je viens voir. » C'est probablement la meilleure posture. Vous êtes disponible à ce qui peut se passer, sans préjuger. Vous restez votre propre juge.

**La résistance active.** « Je sais que c'est du n'importe quoi, mais je viens. » Là, c'est plus délicat. La résistance crée une vigilance interne qui filtre les ressentis et bloque le relâchement. Pas par sabotage de la praticienne — par tension intérieure.

Le LaHoChi fonctionne très bien avec des personnes ouvertes mais non croyantes. Il fonctionne moins bien avec des personnes en résistance active. Pas par jugement — par physiologie.

## Pourquoi l'ouverture suffit

Le LaHoChi agit sur le système nerveux, sur la circulation énergétique, sur la respiration profonde. Ces dimensions ne demandent pas de croyance pour répondre — elles répondent à la qualité de présence et au relâchement.

Quand vous arrivez en séance ouvert(e), votre système se met en disposition de recevoir. Vous respirez plus calmement, vous laissez le corps se relâcher. À partir de là, le travail peut opérer, que vous "croyiez" ou pas en l'énergie.

## Le cas des personnes très sceptiques

Certaines personnes très rationnelles, parfois scientifiques, viennent par curiosité — souvent à la suggestion d'un proche. Elles ne croient pas, mais elles sont ouvertes à expérimenter. Beaucoup d'entre elles repartent surprises de ce qu'elles ont ressenti.

Pas parce que le LaHoChi a "prouvé" quelque chose à leur cerveau rationnel. Mais parce que leur corps a expérimenté quelque chose qui ne se range pas dans leurs catégories habituelles. Cette dissonance crée une ouverture supplémentaire — pas une conversion, juste un "hmm, intéressant".

## Le cas des personnes en résistance

Si vous arrivez en séance avec l'idée "prouvons que c'est bidon", la séance va probablement le confirmer. Pas parce que c'est bidon, mais parce que votre disposition intérieure ne permet pas le relâchement nécessaire.

Dans ce cas, mieux vaut ne pas venir. Le LaHoChi n'est pas une démonstration que vous devriez subir contre votre gré. Si quelqu'un de votre entourage insiste pour que vous testiez et que vous n'en avez pas envie, dites non.

## Que se passe-t-il si je suis entre deux ?

Cas le plus fréquent. Ouverture intellectuelle, mais doute profond. Curiosité réelle, mais peur de se faire avoir. C'est parfait. Cette posture est exactement la bonne. Vous testez, vous observez, vous décidez par vous-même.

Le piège serait soit de vous forcer à "y croire" pour que ça marche (inutile), soit de vous fermer pour ne pas "être dupe" (contre-productif). Restez juste honnête avec ce que vous percevez.

## Une nuance importante

Croire en l'énergie n'est pas obligatoire. Croire en votre propre capacité à recevoir un soin l'est davantage. Si vous arrivez avec la conviction profonde "je ne mérite pas qu'on prenne soin de moi" ou "rien ne pourra m'aider", cette croyance-là, oui, peut bloquer beaucoup.

Le LaHoChi peut aider à déplacer ces croyances avec le temps. Mais elles peuvent demander aussi un travail psychothérapeutique en parallèle.

## En résumé

Pas besoin de croire au LaHoChi pour qu'il vous fasse du bien. Besoin d'être ouvert(e) à ce qui peut se passer. La curiosité honnête est la meilleure des dispositions. Le doute est compatible. La résistance active, non.

Les soins énergétiques sont des pratiques de bien-être complémentaires. Ils ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.