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LaHoChi

Le LaHoChi peut-il faire remonter des souvenirs ?

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

Pendant un soin, il arrive que des images surgissent, qu'un souvenir oublié remonte, qu'une émotion ancienne refasse surface sans prévenir. Est-ce normal ? Faut-il s'en inquiéter ? Voici ce qui se passe, et comment l'accueillir.

Pourquoi des souvenirs remontent

Le corps garde la mémoire de ce qu'il a vécu — pas seulement le cerveau, le corps tout entier. Des tensions, des chocs, des émotions non digérées se logent dans les tissus et le champ énergétique, parfois pendant des années. Quand le LaHoChi relâche ces zones, ce qui y était stocké peut se libérer — et remonter à la conscience sous forme d'images, de sensations, ou de souvenirs.

Ce n'est ni un bug ni un danger. C'est même souvent le signe qu'un nœud ancien est en train de se dénouer. Le corps ne fait pas remonter n'importe quoi : il libère ce qui est prêt à l'être, à un rythme qu'il peut supporter.

Des souvenirs parfois flous, parfois précis

Cela prend des formes très variées. Parfois c'est une image nette, un moment précis de l'enfance. Parfois c'est seulement une ambiance, une émotion sans récit, une sensation diffuse — « quelque chose de triste », sans savoir quoi. Parfois ce sont des sensations physiques liées à un événement ancien. Tout est valable, et rien n'a besoin d'être « compris » sur le moment pour faire son travail de libération.

Vous n'êtes pas obligé(e) d'analyser, d'interpréter, ou de raconter ce qui remonte. Le simple fait de le laisser passer, de l'accueillir sans le retenir ni le fuir, suffit souvent à ce qu'il se dépose.

Comment l'accueillir

Si quelque chose remonte pendant une séance, le mieux est de ne pas lutter. Respirez, laissez venir, laissez repartir. Vous pouvez en parler lors du temps d'échange après le soin si vous le souhaitez, ou le garder pour vous — les deux sont justes. Ce qui compte, c'est de ne pas se cabrer contre ce qui cherche à sortir.

Il arrive que ce mouvement demande à être prolongé après la séance. Si un souvenir lourd ou un trauma remonte, le LaHoChi accompagne la dimension énergétique, mais un travail psychologique peut être nécessaire pour l'élaborer pleinement — les deux se complètent, comme je l'explique à propos du LaHoChi et de la psychothérapie. Et le corps, souvent, savait avant le mental ce qu'il portait — un phénomène que j'aborde dans le corps sait avant que le mental comprenne.

Une consultante a vu remonter, en pleine séance, un souvenir d'enfance qu'elle croyait totalement oublié. Elle n'a pas cherché à le décortiquer ; elle l'a simplement laissé être là, puis repartir. Dans les semaines qui ont suivi, une vieille peur dont elle ne comprenait pas l'origine s'est allégée d'elle-même.

En résumé

Que des souvenirs ou des émotions remontent pendant un soin est normal et souvent bénéfique : c'est une libération en cours. Inutile de tout comprendre — accueillez, laissez passer. Si ce qui remonte est lourd, un accompagnement psychologique peut prolonger le travail. Et si cela vous inquiète, on en parle ensemble après la séance, en toute simplicité.

Les soins énergétiques sont des pratiques de bien-être complémentaires. Ils ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.