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LaHoChi

LaHoChi et spasmophilie : apaiser un corps en hypervigilance

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

Spasmes musculaires, fourmillements dans les mains et le visage, sensation d'étouffer, vertiges, fatigue immense : la spasmophilie — ou tétanie d'hyperventilation — est éprouvante, et d'autant plus angoissante qu'on ne la « voit » pas. Voici comment le LaHoChi accompagne ce terrain, en complément d'un suivi médical.

Un système nerveux en hypervigilance

La spasmophilie traduit une hyperexcitabilité neuromusculaire, souvent sur fond d'anxiété et d'hyperventilation chronique. Le corps est en alerte permanente : la respiration devient haute et rapide, ce qui déséquilibre la chimie sanguine et déclenche les fameux spasmes et fourmillements. Un cercle vicieux s'installe — l'angoisse provoque la crise, et la crise nourrit l'angoisse.

Sur le plan énergétique, on retrouve le tableau d'une suractivation : trop de Yang, trop d'agitation dans les centres hauts, et un manque criant d'ancrage dans les centres bas. La personne « vit dans sa tête » et son corps en alerte.

Ce que le LaHoChi peut accompagner

Le LaHoChi apporte un contrepoint apaisant à cette suractivation. En travaillant le relâchement du système nerveux et la descente de l'énergie vers les centres bas, il aide le corps à sortir du mode alerte. La respiration redescend, et avec elle l'intensité des symptômes.

C'est un terrain où le travail entre les séances compte beaucoup. Je transmets toujours des outils respiratoires — la respiration carrée et la cohérence cardiaque appliquée à l'anxiété — qui agissent directement sur le mécanisme d'hyperventilation. Le terrain de la spasmophilie est d'ailleurs proche de celui de l'anxiété généralisée.

Un cas typique

Une femme de 30 ans faisait des crises de tétanie plusieurs fois par mois, persuadée à chaque fois de faire un malaise grave. Son bilan médical était rassurant, ce qui ne la rassurait pas. En soutenant son ancrage et en lui redonnant la maîtrise de sa respiration, les crises se sont espacées puis raréfiées. Surtout, elle a cessé de les redouter — et c'est cette peur de la peur qui entretenait le plus le cercle.

Quand consulter en complément

La spasmophilie doit être évaluée médicalement pour écarter d'autres causes et, parfois, corriger une carence (magnésium notamment). Un accompagnement psychologique sur l'anxiété sous-jacente est souvent très utile. Le LaHoChi vient en complément de ce cadre, sur le terrain de l'hypervigilance.

En résumé

La spasmophilie est un corps en alerte qui s'emballe. Le LaHoChi apaise cette suractivation et restaure l'ancrage, pendant que la respiration et, si besoin, un suivi médical et psy traitent le mécanisme de fond. Sortir de la peur de la crise est souvent le tournant.

Les soins énergétiques sont des pratiques de bien-être complémentaires. Ils ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.