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Bien-être

Les 5 blessures de l'âme selon Lise Bourbeau : vous reconnaissez-vous ?

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

Rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice. Ces cinq mots résument ce que beaucoup d'entre nous ont vécu dans l'enfance — et ce qui continue, souvent à notre insu, de façonner notre vie adulte. Le travail de Lise Bourbeau sur les blessures de l'âme est l'une des clés les plus puissantes pour comprendre qui on est devenu.

Selon Lise Bourbeau, psychologue et auteure du livre « Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même », chaque blessure se forme dans l'enfance lors d'une expérience vécue comme une menace pour l'intégrité de l'enfant. Pour se protéger, il développe un masque — une stratégie de survie qui lui permet de traverser la douleur.

Ce masque fonctionne. Il protège. Mais avec le temps, il devient un frein. Ce qui nous a aidés à survivre dans l'enfance nous empêche souvent de nous épanouir à l'âge adulte. La bonne nouvelle : reconnaître sa blessure, c'est déjà commencer à s'en libérer.

La blessure de rejet se forme quand l'enfant a l'impression de ne pas avoir sa place, de ne pas être désiré ou vu tel qu'il est. Ce n'est pas forcément un rejet violent — parfois, c'est une simple indifférence répétée, un parent absent émotionnellement, ou le sentiment de ne jamais correspondre à ce qui est attendu.

Adulte, le fuyant évite les relations intimes et les situations où il pourrait être jugé. Il minimise ses besoins, s'efface, préfère disparaître plutôt que risquer d'être rejeté à nouveau. Le chemin de guérison passe par apprendre à s'accueillir soi-même, à reconnaître sa valeur propre indépendamment du regard des autres.

La blessure d'abandon se forme quand l'enfant a manqué de présence, de soutien, de stabilité affective. Le parent était peut-être là physiquement, mais absent émotionnellement. Ou bien des séparations, des deuils, des instabilités ont créé un sentiment profond d'insécurité.

Adulte, le dépendant a du mal à être seul. Il cherche constamment la validation et la présence de l'autre, peut s'accrocher à des relations qui ne lui conviennent pas, et ressent une angoisse profonde face à la solitude. Le chemin de guérison passe par développer une relation solide avec soi-même, apprendre à se soutenir de l'intérieur.

La blessure d'humiliation se forme quand l'enfant a été humilié dans sa dignité, ses besoins ou son corps. On lui a fait honte de ce qu'il ressentait, de ce qu'il désirait, de qui il était. Parfois de façon brutale, parfois de façon subtile mais répétée.

Adulte, le masochiste s'oublie et se sacrifie pour les autres. Il a du mal à exprimer ses besoins de peur de passer pour égoïste. Il porte souvent une honte profonde et diffuse, un sentiment de ne pas mériter de prendre soin de lui-même. Le chemin de guérison passe par réapprendre à s'écouter, à considérer ses propres besoins comme légitimes.

La blessure de trahison se forme quand l'enfant a été déçu ou trahi par quelqu'un en qui il avait confiance — un parent, une figure d'autorité. Les promesses n'ont pas été tenues. La confiance a été brisée.

Adulte, le contrôlant anticipe, maîtrise, dirige — parce que lâcher prise lui semble dangereux. Il a du mal à déléguer, à faire confiance, et peut paraître dominant ou rigide. Au fond, il a simplement peur d'être déçu à nouveau. Le chemin de guérison passe par apprendre à faire confiance progressivement, en commençant par soi-même.

La blessure d'injustice se forme quand l'enfant a grandi dans un environnement où ses émotions n'avaient pas droit de cité, où on lui demandait d'être parfait, juste, irréprochable. Ou bien il a vécu des situations fondamentalement injustes sans pouvoir les nommer.

Adulte, le rigide se coupe de ses émotions pour rester performant et juste. Il est exigeant envers lui-même, a du mal à se détendre, et peut souffrir d'une pression intérieure constante. Il valorise la raison au détriment du ressenti. Le chemin de guérison passe par réapprendre à sentir, à accueillir ses émotions sans les juger.

La plupart des personnes portent une ou deux blessures dominantes, même si toutes peuvent être présentes à des degrés différents. L'objectif n'est pas de se cataloguer, mais de comprendre avec douceur ce qui se joue en soi. Reconnaître sa blessure, ce n'est pas se condamner — c'est s'ouvrir à la possibilité de vivre autrement.

Ce travail peut se faire avec un thérapeute, dans un journal, en méditation, ou accompagné d'un travail énergétique qui soutient la libération des mémoires émotionnelles inscrites dans le corps.