Aller au contenu
Akashique

Annales Akashiques et libre arbitre : tout est-il écrit ?

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

Telles qu'elles sont présentées ici, les Annales Akashiques ne décrivent pas un destin écrit d'avance : elles gardent la mémoire de ce que l'âme a vécu et éclairent des potentiels, en laissant le libre arbitre à la personne. C'est une manière de voir, pas une preuve, et elle se discute. L'image du livre déjà écrit a de quoi inquiéter. Voyons d'où elle vient, et ce qui change quand on lit ces Annales comme une mémoire plutôt que comme un destin.

D'où vient l'idée d'un livre déjà écrit ?

Le mot « annales » évoque un registre complet, passé et avenir compris. L'idée d'archives cosmiques qui enregistrent tout est une construction de la théosophie, à la fin du XIXe siècle : Helena Blavatsky y parle de « tablettes indestructibles de la lumière astrale » qui garderaient le passé et l'avenir. Une idée d'enregistrement de tout peut nourrir la crainte d'un scénario verrouillé.

Il faut pourtant la replacer dans son contexte. C'est une tradition spirituelle, transmise par des auteurs, et non un fait établi. Personne ne peut ouvrir ce livre pour vous montrer la page où votre vie serait imprimée.

Une mémoire n'est pas un scénario

Sur ce site, les Annales sont décrites comme une immense bibliothèque où un livre est consacré à votre âme : ce qu'elle a vécu, traversé, appris, et ses potentiels futurs. Le mot compte : un potentiel n'est pas une promesse. La page consacrée à la consultation précise d'ailleurs que ces lectures sont toujours au service de votre libre arbitre.

Un carnet de bord de navigation, par exemple, note les courants rencontrés, les écueils, les routes déjà tentées. Il peut aider à choisir un cap, mais il ne dit pas où vous accosterez, puisque vous tenez encore la barre.

Une mémoire dit ce qui a eu lieu, et peut aider à voir ce qui se rejoue. Elle ne peut pas trancher à votre place ce qui viendra.

Karma : une cause et un effet, pas un destin

La confusion est fréquente, alors précisons. Dans les traditions indiennes, le karma désigne l'action et ses conséquences : c'est une causalité, pas un destin figé. Le bouddhisme met l'accent sur l'intention et ne le décrit pas comme strictement déterministe.

Une lecture moderne, plus psychologique, rapproche un schéma qui se répète d'une habitude qui produit ses effets, et une habitude peut être regardée, comprise, puis infléchie. Cela ne signifie pas que tout ce qui vous arrive soit de votre faute. Dire à quelqu'un que sa maladie, son deuil ou une épreuve est son « karma » est une formule injuste, que cet article n'emploiera pas.

Deux façons de recevoir la même phrase, et les formules qui referment

Imaginez deux personnes qui reçoivent, pendant une lecture, la même image : une porte que l'on referme toujours avant de la franchir. La première y entend un verdict : « Je suis fait(e) pour renoncer. » La seconde y voit une question : « À quel moment est-ce que je referme cette porte moi-même ? »

Rien n'a changé dans ce qui a été dit. Tout change dans ce qu'on en fait. Une lecture est utile quand elle rend possible la seconde attitude, celle qui vous remet en mouvement.

Certaines phrases, très courantes dans les milieux spirituels, ressemblent à des explications mais fonctionnent comme des verrous. « C'était écrit. » « Mon âme l'a choisi. » « C'est mon karma. » Dites-les à un moment de fatigue, et elles peuvent vous donner l'impression que rien ne dépend de vous. Dites-les à quelqu'un d'autre, et elles peuvent lui faire porter, en plus de son épreuve, une culpabilité qu'il n'a pas à porter. L'article sur le contournement spirituel montre comment une formule juste en soi peut arriver trop vite, avant même que l'émotion ait pu exister.

Il existe des formules plus honnêtes, et plus mobilisantes. « Je ne sais pas pourquoi cela m'arrive, mais je peux choisir ce que j'en fais. » « Cette situation se répète : qu'est-ce que j'y contribue, et qu'est-ce qui ne dépend pas de moi ? » Un « peut-être » vaut mieux qu'un « c'est ainsi ». Vous gardez le droit de trouver du sens à ce que vous vivez, à condition que ce sens ne vous enferme pas.

Libre arbitre et Annales Akashiques : poser ses questions sans se lier les mains

Votre façon de demander prépare votre façon d'entendre. Les questions du genre « est-ce que je vais ? » réclament un verdict. Les questions ouvertes gardent la décision entre vos mains : une bonne question de liberté commence souvent par « comment puis-je ». L'article sur la formulation des questions en donne des exemples.

Méfiez-vous aussi de tout discours qui vous dit que vous ne pouvez rien changer. Une pratique sérieuse ne vous enferme pas dans un destin, ne vous demande pas d'interrompre un suivi médical et ne vous éloigne pas de vos proches.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Soyons clairs : il n'existe à ce jour aucune preuve de l'existence des Annales Akashiques en dehors de témoignages personnels. La question du libre arbitre se pose donc à l'intérieur d'une croyance, pas dans un laboratoire. Vous pouvez la vivre comme une réalité, comme un symbole ou avec une curiosité prudente.

Dans les trois cas, une règle reste solide : vous demeurez l'auteur de vos décisions. Ce qui est dit en lecture éclaire, il ne commande pas. Les grandes décisions de vie, et surtout celles qui touchent à la santé, se prennent avec vos proches et vos professionnels de santé.

Le libre arbitre est aussi la meilleure des précautions : vous pouvez lire, douter et décider à votre rythme. La page des Annales Akashiques annonce des consultations à venir, en rappelant qu'elles restent au service de votre libre arbitre.