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Spiritualité

La bulle de lumière : se protéger des énergies extérieures

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

Certaines personnes ressortent d'un dîner de famille, d'une réunion tendue ou d'un trajet bondé complètement vidées, sans avoir rien fait de fatigant. Elles ont simplement absorbé : l'humeur des autres, les tensions ambiantes, le trop-plein émotionnel d'un proche. Tout est entré sans filtre — le quotidien de l'éponge émotionnelle. La bulle de lumière est le filtre qu'elles n'ont jamais appris à poser.

Contrairement aux pratiques de nettoyage, qui interviennent après coup, celle-ci se pose avant : c'est une protection préventive, qu'on installe en une minute juste avant d'entrer dans un contexte chargé. Rapide, discrète, réutilisable à volonté.

Le principe, sans superstition

Disons-le clairement : la bulle ne crée pas un champ de force magique. Ce qu'elle fait est plus sobre et plus réel. En vous représentant consciemment une limite entre vous et l'extérieur, vous reprenez la main sur ce que vous laissez entrer. La frontière est d'abord psychologique et attentionnelle ; l'image lui donne une forme que le corps peut tenir. Pour un hypersensible, c'est la différence entre subir et filtrer.

La pose, en une minute

Avant d'entrer quelque part — la maison de vos parents, le bureau, le métro — arrêtez-vous quelques secondes. Vous pouvez le faire les yeux ouverts, personne ne verra rien.

  • Prenez une inspiration ample.
  • Imaginez, à l'expiration, une sphère de lumière qui se déploie autour de vous, à environ un bras de distance, vous englobant de la tête aux pieds, et même sous vos pieds.
  • Donnez-lui une qualité : une couleur (le doré et le blanc nacré reviennent souvent), une texture (lisse, lumineuse), et une consigne claire.

La consigne, le détail qui change tout

Une bulle qui bloque tout vous couperait aussi du bon. Donnez-lui plutôt une perméabilité choisie, en une phrase intérieure : *ce qui est bienveillant passe, ce qui ne m'appartient pas reste dehors.* C'est cette intention, plus que l'image, qui fait le travail. Vous ne vous isolez pas du monde — vous filtrez.

Pendant l'épreuve

Si, au milieu du dîner ou de la réunion, vous sentez que ça rentre quand même — une remarque qui pique, une tension qui vous gagne — un seul geste mental : revoyez la bulle, une respiration, reposez la consigne. Cinq secondes. C'est un entretien, pas une reconstruction.

Une cliente infirmière, épuisée de "ramener l'hôpital à la maison" chaque soir, a fait de cette bulle un rituel de seuil : elle la posait en passant la porte du service le matin, et la dissolvait volontairement sur le parking le soir, en imaginant déposer là tout ce qui ne lui appartenait pas. En quelques semaines, elle rentrait chez elle beaucoup moins lestée.

Ce qui complète la bulle

La protection préventive et le nettoyage forment un duo. La bulle empêche d'absorber ; quand on a quand même chargé, le nettoyage de l'aura intervient après coup. Et pour les nuits, surtout chez les sensibles, le rituel de protection au coucher prend le relais pendant le sommeil.

En résumé

Une sphère de lumière posée en une minute avant d'entrer dans un contexte chargé, avec une consigne de perméabilité choisie : le bienveillant passe, le reste attend dehors. Une protection préventive pour les éponges émotionnelles. Pas de la magie : une frontière attentionnelle qu'on apprend à tenir.