LaHoChi et adolescents : accompagner une anxiété qui monte

Christine Gaubert
Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique
Proposé, jamais imposé : un soin énergétique pour un adolescent peut offrir un temps de calme, à condition de rester un complément et de ne jamais remplacer l'avis d'un médecin. Si votre fils ou votre fille dort mal, s'agite ou se ferme, vous cherchez sans doute une aide douce. Trois repères pour s'y retrouver : ce qu'un soin LaHoChi à distance peut apporter, ce qu'il ne fait pas, et les signes qui appellent un professionnel de santé.
Une anxiété qui monte : à quoi ça ressemble
L'anxiété d'un adolescent ne ressemble pas toujours à celle d'un adulte. Elle peut passer par un ventre qui se serre avant les cours, des nuits courtes, une porte de chambre qui reste fermée, une irritabilité inhabituelle. Des douleurs qui reviennent sont à montrer à un médecin. Certains parlent sans s'arrêter, d'autres n'ont plus un mot.
L'adolescence remue beaucoup de choses à la fois : le corps, les amitiés, l'école, l'avenir. Une mauvaise passe n'est donc pas forcément inquiétante. Ce qui compte, c'est ce qui dure, ce qui s'aggrave et ce qui empêche de vivre. Décrire sans étiqueter aide déjà : « depuis trois semaines, il dort peu et ne sort plus » en dit plus qu'un verdict.
Pour l'adulte qui observe, le plus difficile est parfois d'attendre. On voudrait agir tout de suite, alors que l'adolescent, lui, a surtout besoin de sentir qu'on reste là, sans le presser ni le corriger.
Un soin énergétique pour un adolescent : ce qu'il peut offrir
Le LaHoChi est une pratique de détente et d'accompagnement. La séance se reçoit depuis chez soi : un échange en visio, puis le soin. Pas de salle d'attente, pas de trajet, et il est prudent qu'un parent ou un adulte responsable reste à proximité. Pour un jeune qui se méfie de la démarche, ne pas avoir à se déplacer peut compter.
Il y a d'abord un temps de parole, où l'adolescent peut dire à son rythme ce qui pèse. Puis un moment où personne n'attend rien de lui : pas de note, pas de performance, pas de bonne réponse. Certaines personnes disent se sentir plus calmes après une séance.
Reste l'honnêteté : la science n'a pas établi qu'une énergie circule pendant un soin, et les revues les plus prudentes consacrées à des pratiques voisines, comme le Reiki, parlent de preuves insuffisantes. Pour un adolescent sceptique, c'est plutôt rassurant : on ne lui demande pas de croire, seulement de rester libre de dire non ou d'arrêter.
Son envie d'abord, l'avis de ses parents ensuite
Un adolescent n'est pas un colis de bien-être. S'il n'a pas envie, on n'insiste pas : un « non » respecté vaut mieux qu'un « oui » arraché. Comme il est mineur, il est prudent que ses parents ou responsables légaux soient associés à la décision et informés du soin. Mieux vaut ne jamais l'organiser à leur insu.
Pour lui en parler, quelques phrases simples passent mieux qu'un « il faut que tu te calmes ». Par exemple : « Je te propose un moment où tu n'as rien à expliquer, et tu peux dire non. » Ou encore : « Ça ne remplace pas le rendez-vous chez le médecin dont on a parlé, et si tu veux arrêter, on arrête. » Le but n'est pas de le convaincre, c'est de lui rendre le refus facile.
Après la séance, évitez le « alors, ça a marché ? ». Laissez venir. Un adolescent peut parler le soir, ou trois jours plus tard, en passant, dans la voiture. Une marche côte à côte ou un trajet à pied laissent parfois plus de place à la parole qu'un face-à-face.
Ce que vous pouvez faire dès ce soir
Un soin, même bien choisi, ne fait qu'une petite partie du travail. Le reste se joue dans les jours ordinaires. Restez disponible sans être envahissant : une présence dans la cuisine, un trajet en voiture, un repas sans écran valent parfois plus qu'une grande explication. Posez une question ouverte, puis acceptez que la réponse soit « rien » ou « je sais pas ».
Évitez de minimiser (« à ton âge, ce n'est rien ») autant que de dramatiser. Dire « j'ai remarqué que tu dors peu, je suis là si tu veux en parler » peut suffire à laisser la porte entrouverte. Vous n'avez pas à trouver la solution : vous avez à rester une personne à qui l'on peut parler, et l'écoute profonde donne des repères pour écouter sans interrompre ni conseiller. Entre parent et adolescent, tout ne mérite pas un bras de fer : choisir ses combats propose un test en trois questions pour décider si un conflit vaut la peine d'être mené.
Quand consulter un professionnel de santé
Un soin ne passe jamais avant une consultation, seulement à côté. L'Assurance maladie (ameli) cite plusieurs signes de souffrance psychique chez un jeune :
- l'incapacité d'aller à l'école ou à l'université
- l'isolement
- des douleurs physiques répétées, sans cause médicale
- des troubles du sommeil
- des échecs scolaires répétés
- des comportements à risque ou qui font du mal à soi-même
Quand ces signes se répètent, s'accumulent et durent, il est capital de chercher de l'aide, et consulter dans le doute est une bonne idée : le médecin traitant est une première porte. Les 12 à 25 ans peuvent aussi appeler Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236, tous les jours de 9 h à 23 h, gratuitement et anonymement. Le dispositif Mon soutien psy, ouvert dès l'âge de 3 ans, permet de rencontrer un psychologue partenaire ; ses conditions pouvant évoluer, vérifiez-les auprès de l'Assurance maladie.
Si votre enfant parle de mourir ou de se faire du mal, ne restez pas seul avec cette inquiétude. Appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, joignable 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, ou le 15 en cas d'urgence médicale. Le 3114 répond aussi aux proches qui s'inquiètent. Un soin énergétique ne pose aucun diagnostic et ne remplace ni ces appels ni le médecin.
Si votre adolescent est d'accord et que vous voulez en savoir plus, la présentation des soins LaHoChi détaille les formules à distance. Aucun résultat n'est promis : c'est un moment de calme parmi d'autres, en plus du suivi médical qu'il pourrait avoir.
Les soins énergétiques sont des pratiques de bien-être complémentaires. Ils ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.