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LaHoChi pour les soignants : quand on s'épuise à aider

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

L'épuisement des soignants ne vient pas d'un manque de courage. Il peut s'installer quand on donne, écoute, rassure et porte pour les autres, sans que rien ne revienne. Si votre énergie s'use à force d'aider, ce texte s'adresse à vous : infirmières, aides-soignants, sages-femmes, médecins, mais aussi aidants qui accompagnent un proche. Vous y trouverez des repères concrets, ce qu'un soin à distance peut offrir, et le moment où consulter.

Quand aider devient une fatigue qui ne passe plus

Imaginez une infirmière qui rentre après une longue journée. Elle a écouté, rassuré, couru. À la maison, elle répond encore au message d'une collègue, prépare le dîner, écoute les enfants. Le soir, elle n'a plus envie de parler, ni même de lire. Rien de spectaculaire, et pourtant quelque chose s'est vidé.

Chez les personnes qui aident beaucoup, ce que l'on remarque peut ressembler à ceci :

  • redouter le réveil les jours de service
  • perdre patience avec ses proches, puis s'en vouloir
  • sentir moins de compassion qu'avant, ce qui fait honte
  • ne plus récupérer, même après un jour de repos
  • dormir mal, ou trop peu

Aucun de ces signes, seul, ne dit grand-chose. C'est leur retour, semaine après semaine, qui compte. Et aucune de ces réactions ne fait de vous un mauvais soignant. Quand elles s'aggravent, parlez-en à votre médecin (voir plus bas).

Pour un aidant qui accompagne un proche malade ou âgé, le tableau est voisin, avec une difficulté de plus : pas d'horaires, pas d'équipe, pas de relève. On devient soignant sans l'avoir choisi, parfois sans reconnaissance, et il arrive que l'on consulte en dernier, parce qu'il y a toujours plus urgent.

Pourquoi ceux qui aident oublient de recevoir

Il arrive que l'on sache tout des besoins des autres et presque rien des siens. On donne des conseils de repos que l'on ne suit pas. Demander de l'aide paraît presque suspect : d'habitude, c'est soi qui aide. Le métier peut aussi apprendre à garder ses émotions pour plus tard, et « plus tard » finit par ne plus arriver. Pour celles et ceux qui ont du mal à refuser, pourquoi on s'épuise à vouloir plaire explore ce réflexe.

Résultat : on se dépense sans jamais se ressourcer. Un temps où l'on est, pour une fois, celui qu'on écoute, peut aider à souffler.

Recevoir un soin LaHoChi à distance quand on donne toute la journée

La première chose qu'apporte un soin est simple : c'est vous qui recevez. Pendant l'échange, puis pendant le soin, quelqu'un s'occupe de vous, et vous n'avez rien à porter, rien à décider, rien à expliquer aux autres. À distance, il n'y a pas de trajet après une journée chargée : on se reçoit chez soi, allongé ou assis.

Si vous ne pouvez pas bloquer une heure complète de visio entre deux services, il existe un soin en différé : l'échange se fait en visio, puis le soin est réalisé séparément et se reçoit chez vous à un moment convenu.

L'échange qui précède le soin a aussi son utilité. Entre soignants, il arrive que l'on se protège les uns les autres : on ne raconte pas tout, on plaisante pour tenir. Face à une personne extérieure à votre milieu, qu'il n'est pas nécessaire de ménager, on peut dire ce qu'on a ressenti, ce qui reste en travers, sans entrer dans le détail des personnes soignées, que le secret professionnel protège.

Ce que la séance ne fait pas : elle ne pose aucun diagnostic, ne mesure pas votre fatigue et ne change rien à l'organisation de votre service. La science n'a pas établi ce qui circulerait pendant un soin ; certaines personnes disent simplement se sentir plus posées ensuite.

Si vous êtes habitué à tout tenir, des émotions peuvent monter pendant ou après le soin, des larmes parfois. La FAQ du LaHoChi range ces émotions parmi les ressentis possibles, à côté de la chaleur, de la légèreté ou d'un simple calme. Prévoyez une soirée sans exigences.

Quatre gestes pour ne pas tout ramener à la maison

Un sas entre le travail et la maison. Cinq minutes dans la voiture, dans le couloir ou sur le trajet, avec un geste toujours identique : se laver les mains, changer de vêtements, écouter un morceau. L'idée de ce sas de décompression est de fermer la journée avant d'entrer chez soi.

Un « non » par semaine. Quand l'organisation le permet, refuser une heure supplémentaire, un échange de garde, un service demandé à la dernière minute. Ce n'est pas de l'égoïsme, et l'art de dire non sans culpabiliser s'apprend.

Un debrief avec une collègue. Dix minutes avec quelqu'un qui connaît le terrain peuvent alléger ce qu'on garde pour soi. Le mieux est de les prévoir, plutôt que de les attendre.

Un rendez-vous pour vous, à date fixe. Ce qui n'est pas inscrit à l'agenda ne se fait pas. Une marche, un massage, un café avec une amie, une séance de soin : peu importe, tant que c'est daté et que vous le respectez comme un rendez-vous avec quelqu'un qui compte sur vous.

Quand consulter, vous aussi

Ces mots, vous les dites aux autres tous les jours. Appliquez-les à vous. Si l'épuisement dure, si le sommeil ne revient pas ou si des douleurs inexpliquées s'installent, parlez-en à votre médecin traitant ou au médecin du travail. Et lorsque la tristesse, la perte d'intérêt et une fatigue anormale sont là presque tous les jours depuis au moins deux semaines, l'Assurance maladie (ameli) recommande de consulter. Un médecin peut évaluer la situation et dire si un arrêt ou un accompagnement s'impose.

Un soin énergétique ne remplace pas cet avis. Et si vous avez des idées noires, appelez le 3114, joignable 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, ou le 15 en cas d'urgence.

Recevoir plutôt que donner, pour une fois : la page des soins LaHoChi à distance présente le soin en direct ou en différé. Il vient en plus de l'avis d'un médecin, pas à sa place.

Les soins énergétiques sont des pratiques de bien-être complémentaires. Ils ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.