LaHoChi et crises d'angoisse : accompagner les attaques de panique

Christine Gaubert
Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique
Une crise d'angoisse, c'est le corps qui sonne l'alarme maximale sans danger réel : cœur qui s'emballe, souffle coupé, impression de mourir ou de devenir fou. Sur le moment, rien ne raisonne. Le travail, lui, se fait surtout entre les crises — et c'est là que le LaHoChi a sa place, en complément d'un suivi psy.
Ce qui se joue dans une attaque de panique
La crise de panique est une décharge brutale du système nerveux sympathique — la réponse « combat ou fuite » déclenchée à pleine puissance, sans menace extérieure. Le corps fait exactement ce qu'il ferait face à un prédateur, mais dans le métro ou au supermarché. D'où l'impression d'irréalité et de perte de contrôle.
Ce qui entretient le trouble, c'est souvent la peur d'avoir peur : on commence à éviter les situations, à scruter ses sensations, et l'anticipation anxieuse prépare la crise suivante. Le terrain de fond reste en alerte.
Ce que le LaHoChi peut accompagner
Le LaHoChi ne s'utilise pas pendant une crise — sur le moment, ce sont des techniques de respiration et d'ancrage qui aident. Il travaille le terrain entre les crises : abaisser le niveau d'alerte de fond, restaurer l'ancrage, redonner au corps une expérience de sécurité profonde dont il a perdu la mémoire.
Au fil des séances, beaucoup de personnes constatent que les crises s'espacent, deviennent moins intenses, et surtout moins terrifiantes. Pour les moments aigus, j'enseigne des outils concrets comme l'EFT, le tapping émotionnel et la cohérence cardiaque. Ce travail se mène idéalement en parallèle d'une psychothérapie, les deux approches étant complémentaires.
Un cas typique
Une jeune femme ne prenait plus les transports depuis qu'une crise l'avait saisie dans le bus. Son monde rétrécissait. Nous avons travaillé, séance après séance, à réinstaller un sentiment de sécurité corporelle, pendant qu'une thérapeute l'accompagnait sur les déclencheurs. Elle a repris le bus six mois plus tard — non parce que les crises avaient disparu d'un coup, mais parce qu'elle ne les craignait plus assez pour organiser sa vie autour.
Quand consulter en complément
Le trouble panique se soigne très bien, et la première ligne est psychologique (les TCC sont particulièrement efficaces), parfois médicale. Si les crises empêchent de vivre, consultez d'abord un médecin ou un psychologue. Le LaHoChi soutient le terrain en complément de ce travail.
En résumé
Les crises d'angoisse sont une alarme qui se déclenche à vide. Le LaHoChi ne les arrête pas sur le moment, mais il abaisse le niveau d'alerte de fond entre les crises et restaure l'ancrage. En complément d'un suivi psy et d'outils de respiration, il aide à sortir de la peur de la peur.
Les soins énergétiques sont des pratiques de bien-être complémentaires. Ils ne se substituent en aucun cas à un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.