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Bien-être

Fatigue d'automne : pourquoi on se sent vidé (et que faire)

Christine Gaubert

Christine Gaubert

Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique

La fatigue d'automne est courante, et elle n'a rien d'un caprice. Quand la rentrée est passée, que les jours raccourcissent et que la lumière baisse, beaucoup de personnes se sentent lourdes, sans élan, comme vidées de l'intérieur. Vous trouverez ici ce qui peut l'expliquer, des gestes réalistes pour reprendre souffle, les signes qui justifient un avis médical et ce qu'un moment de calme peut apporter en complément.

D'où vient la fatigue d'automne ?

Septembre ressemble souvent à un sprint. Reprise du travail, école, papiers, activités des enfants : on démarre à pleine vitesse avec les réserves de l'été. Trois ou quatre semaines plus tard, la facture arrive, et le corps réclame ce qu'il n'a pas eu le temps de demander.

S'ajoute la lumière. Les jours plus courts influencent l'humeur et l'énergie de certaines personnes, et se lever dans la pénombre n'aide personne. Le soir, la nuit tombe au moment où l'on sort à peine du travail, si bien que la journée semble s'être déroulée sans vous.

L'automne cumule les raisons de se sentir à plat, et rien de tout cela ne signale un défaut chez vous. Cela s'explique souvent par un cumul de petites causes, mais seul un médecin peut écarter une cause médicale. Repérer ce cumul aide à se reprocher moins sa fatigue.

Fatigue de saison ou autre chose ? Ce que seul un médecin peut dire

Impossible de savoir seul d'où vient une fatigue. Un réveil plus dur qu'en juillet, des tâches qui semblent plus longues, l'envie de sortir qui revient dès que l'on prend l'air : ces impressions sont courantes en cette saison, mais elles ne disent rien de la cause. Si la fatigue dure au-delà de quelques semaines, parlez-en à un médecin, sans attendre d'être sûr que « c'est vraiment quelque chose ».

Pour préparer ce rendez-vous, une petite observation d'une semaine aide. Chaque soir, notez deux lignes : votre niveau d'énergie sur dix et ce que vous avez fait de la journée. Vous verrez si la fatigue suit des jours précis (réunions, nuits courtes, soirées tardives) ou si elle est diffuse du matin au soir. Ces notes évitent de répondre de mémoire à la question « depuis quand ? ».

Que faire pour reprendre souffle sans tout bouleverser ?

Inutile de changer de vie en octobre. Quelques ajustements tenus pendant trois semaines pèsent plus qu'un grand programme abandonné au bout de quatre jours. Choisissez-en un ou deux, pas davantage.

Sortir tôt dans la journée. Un tour du pâté de maisons avant de commencer la journée vous met en contact avec la lumière du jour, même sous un ciel gris, avant que l'écran ne prenne la place.

Garder un coucher et un lever réguliers. Un cadre stable peut aider davantage qu'une grasse matinée de rattrapage le dimanche. Si vos nuits restent mauvaises, parlez-en à un médecin.

Bouger sans se forcer. Quinze minutes de marche valent mieux qu'une séance de sport que vous n'aurez pas la force de tenir.

Libérer un soir par semaine. Choisissez un soir sans rendez-vous ni écran de travail, et notez-le dans l'agenda comme n'importe quelle réunion. Si dire non vous coûte, l'art de dire non sans culpabiliser propose des pistes concrètes.

Retirer une obligation. Une seule, la plus facile à retirer plutôt que la plus importante. Ce petit espace peut suffire à rendre le rythme plus respirable. Le principe rejoint celui de choisir ses combats : décider où l'on dépense son énergie.

Trois pièges qui alourdissent la fatigue d'automne

Attendre d'aller mieux pour se reposer. On se dit qu'on ralentira quand le dossier sera bouclé, quand les fêtes seront passées. Or ce moment n'arrive presque jamais de lui-même. Glisser du repos avant, par petits morceaux, est plus réaliste.

Se comparer. Il y a toujours quelqu'un qui semble courir sans fatigue en novembre. Vous ne voyez de cette personne que la vitrine.

Tout rattraper le week-end. Deux jours de ménage, de courses, de visites et de projets ne laissent aucune place au repos. Un samedi sans objectif précis vaut mieux qu'un samedi rempli.

Quand en parler à un médecin

Une baisse d'énergie de saison s'allège souvent avec du repos et un rythme régulier. Parlez-en à un médecin si elle ne s'améliore pas, si elle revient chaque année et vous empêche de vivre normalement, ou si elle s'accompagne d'autres signes.

L'Assurance maladie (ameli) invite à consulter quand une tristesse constante, une perte d'intérêt, des troubles du sommeil, une fatigue anormale, de la culpabilité ou des difficultés de concentration sont là presque tous les jours pendant au moins deux semaines et pèsent sur la vie quotidienne. Le diagnostic relève d'un médecin, jamais d'une séance de soin énergétique. Si vous avez des idées noires, appelez le 3114, ligne nationale de prévention du suicide, gratuite et joignable 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Pour une urgence médicale, c'est le 15.

Où se place un soin énergétique dans tout cela ?

Un soin LaHoChi à distance est une pratique de détente et d'accompagnement, proposée à distance. Il ne remplace pas un suivi médical et ne pose aucun diagnostic. Sur la page du site, la séance comprend un temps d'échange pour poser votre intention, le soin lui-même, un partage sur vos ressentis et un suivi dans les jours qui suivent.

Certaines personnes disent se sentir plus calmes ou plus détendues après une séance. On ne peut pas dire dans quelle mesure cela tient à l'attention reçue, à l'attente ou au cadre. Les études sur des pratiques voisines, comme le Reiki, ne permettent pas de conclure, et un transfert d'énergie n'est pas établi scientifiquement. Envie de voir à quoi ressemble une séance ? La page des soins LaHoChi à distance la décrit, réservation comprise.