Changement d'heure : pourquoi il fatigue, comment s'adapter

Christine Gaubert
Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique
Le changement d'heure fatigue certaines personnes parce qu'il décale l'horloge biologique, même si l'on gagne une heure de sommeil sur le papier. Le passage à l'heure d'hiver a lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre. Au fil des sections : ce que dit l'Inserm, comment se préparer sans se bousculer, à quoi s'attendre les jours suivants et quand demander l'avis d'un médecin.
Le changement d'heure d'octobre : ce qui se passe exactement
Dans l'Union européenne, on passe à l'heure d'hiver le dernier dimanche d'octobre. Cet automne, dans la nuit du samedi au dimanche, quand la montre atteint 3 heures du matin, on la ramène à 2 heures : on recule d'une heure et la nuit dure une heure de plus. Le passage à l'heure d'été a lieu le dernier dimanche de mars. Les dates sont harmonisées dans l'Union depuis 1998, et le changement a été instauré en France après le choc pétrolier de 1973-1974.
Le changement d'heure sera-t-il supprimé ? La question est discutée à l'échelle européenne, mais elle n'a pas abouti. La Commission européenne a mené une consultation publique en 2018, le Parlement européen s'est prononcé en 2019 pour la fin des changements saisonniers, et le dossier est resté bloqué au Conseil de l'Union. Aucune date n'est fixée : il faut donc composer avec ces deux rendez-vous par an.
Pourquoi le changement d'heure fatigue-t-il ?
Selon l'Inserm, dans un article de 2025, le changement d'heure agit sur le système circadien, c'est-à-dire l'horloge biologique interne. Il peut provoquer des troubles du sommeil, une baisse de vigilance et de l'irritabilité, avec un risque accru d'accidents du travail et de la route. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les adolescents et les travailleurs de nuit y sont plus sensibles.
L'adaptation prend en général d'un jour à une semaine, selon les personnes. Autrement dit, ce coup de fatigue est bien réel pour certains et absent pour d'autres. Il n'a rien de théâtral : c'est un rythme interne qui met quelques jours à se recaler. Deux chercheurs de l'Inserm recommandent d'ailleurs de garder l'heure d'hiver toute l'année, l'heure d'été étant plus difficile pour l'horloge biologique.
Comment se préparer, étape par étape
Les soirs d'avant. Certaines personnes décalent leur coucher de quelques minutes chaque soir, pour arriver au samedi avec un peu de marge. Rien d'obligatoire : l'idée est de ne pas ajouter de la fatigue à la fatigue. Si vous vous savez sensible aux rythmes, évitez de prévoir une grosse soirée tardive ce week-end-là.
Le dimanche. Sortir tôt, même un quart d'heure, et garder des repas à des heures régulières peut aider l'organisme à se repérer. Avec de jeunes enfants, attendez-vous à un réveil décalé et prenez-le comme tel plutôt que comme une bataille.
Le lundi. C'est le premier jour de travail avec le nouveau décalage. Il peut aider de prévoir, si possible, une journée sans échéance lourde, une pause dehors à midi et un coucher à une heure raisonnable. Si vous conduisez et que la somnolence se fait sentir, arrêtez-vous.
Côté réveil, une routine du matin de dix minutes donne un repère pour passer du lit à la journée.
Il reste un détail pratique et un peu comique : les horloges qui ne se changent pas toutes seules. Le four, la voiture, la montre du poignet, celle du salon. Faites le tour le samedi soir, sinon le dimanche se déroule avec plusieurs heures différentes et un début de confusion collective.
Enfants, aînés, travailleurs de nuit : des rythmes plus sensibles
L'Inserm désigne les jeunes enfants, les personnes âgées, les adolescents et les travailleurs de nuit comme plus sensibles au changement d'heure. Cela n'appelle pas de mesure spectaculaire, seulement de la patience et un peu d'anticipation.
Avec un enfant en bas âge, ne cherchez pas à corriger le réveil dès le premier matin. Décalez doucement le coucher et les repas sur quelques jours, en gardant le même enchaînement de gestes chaque soir : bain, histoire, lumière basse. Pour un parent âgé qui dort mal, un appel le dimanche en fin de matinée suffit parfois à prendre des nouvelles sans imposer de programme. Et si vous travaillez de nuit, ce week-end-là peut être vécu de façon très différente : protégez votre sommeil de jour comme vous le feriez un autre jour.
Quand en parler à un médecin
À cette période de l'année, le changement d'heure s'ajoute à la baisse de la lumière, et les deux effets peuvent s'ajouter. Si votre fatigue vous semble plus large que ce simple décalage, la fatigue d'automne et le manque de lumière et le moral peuvent vous aider à y voir plus clair.
Parlez-en à un médecin ou à un pharmacien si la gêne dure plus d'une semaine environ, si votre sommeil reste perturbé plusieurs semaines, si la somnolence se manifeste au volant ou au travail, ou si vous suivez un traitement et que votre sommeil change. Ne modifiez jamais un traitement de votre propre chef.
Et le soir, une pause à part ?
Si vous aimez finir la journée par un moment de détente, un soin LaHoChi à distance peut en faire partie. C'est un temps de détente, sans diagnostic. Le fait qu'une énergie circule pendant une séance n'est pas établi scientifiquement ; chacun peut en revanche juger si ce moment lui fait du bien.
Pour en savoir plus, la page du soin LaHoChi à distance explique comment se déroule une séance. Rappel utile : c'est un accompagnement, pas une réponse médicale aux troubles du sommeil.