Pleurer sans raison : que veulent dire ces larmes ?

Christine Gaubert
Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique
Pleurer sans raison apparente n'est pas forcément le signe d'un problème grave. Cela arrive à beaucoup de personnes en période de fatigue, de tension ou de changement. Mais si les larmes reviennent presque chaque jour depuis au moins deux semaines, elles méritent qu'on en parle à un médecin. On passe en revue les pistes qui les expliquent, les gestes qui aident sur le moment et les repères pour demander de l'aide.
Pleurer sans raison : ce qui peut se cacher derrière
Souvent, « sans raison » veut dire « sans raison que l'on ait repérée ». Les larmes arrivent dans une file d'attente, à la caisse du supermarché ou devant une publicité, et l'on cherche en vain ce qui les a déclenchées. Le déclencheur est parfois minuscule, alors que le trop-plein, lui, s'est construit sur des semaines.
Les larmes ne sont d'ailleurs pas toujours de la tristesse. Elles accompagnent aussi le soulagement, l'attendrissement, la colère contenue ou la simple fatigue nerveuse. Ce que l'on prend pour un chagrin sans objet est parfois un trop-plein d'émotions de toute nature qui cherche une sortie.
Voici quelques pistes fréquentes, sans qu'aucune soit une règle :
- une fatigue accumulée ou un manque de sommeil ;
- un stress qui dure, même quand on croit s'y être habitué(e) ;
- un deuil, une séparation ou un changement dont les échos reviennent ;
- des journées plus courtes, qui influencent l'humeur et l'énergie de certaines personnes ;
- les jours qui suivent une naissance : le baby blues, avec sautes d'humeur, irritabilité et sommeil perturbé, survient entre le deuxième et le cinquième jour et s'efface en général en deux semaines, selon l'Assurance maladie ;
- une sensibilité plus vive aux émotions et aux stimulations : la recherche parle de sensibilité du traitement sensoriel, un trait de tempérament qui n'est pas une maladie.
Pour y voir plus clair, un petit carnet aide pendant trois ou quatre jours : notez l'heure, le lieu, ce qui précédait, votre niveau de fatigue et la qualité de votre nuit. Il n'est pas rare qu'un motif apparaisse, comme un repas sauté, une nuit courte ou une date qui approche.
Que faire quand les larmes arrivent
D'abord, les laisser venir. Lutter pour les retenir épuise. S'asseoir cinq minutes, poser les pieds à plat et souffler lentement par la bouche peut aider la vague à passer. En public, un verre d'eau, un détour par les toilettes ou un pas dehors suffisent.
Ensuite, mettre quelques mots sur ce qui se passe. Certaines personnes écrivent quelques lignes, vingt minutes au plus. Les travaux sur l'écriture expressive, notamment ceux de Baikie et Wilhelm en 2005, notent qu'une hausse passagère de la détresse est habituelle juste après l'écriture, d'où cette limite. Vous pouvez vous arrêter à tout moment, et il n'y a rien à réussir. L'article sur le journaling d'automne propose vingt questions pour démarrer.
Enfin, en parler à quelqu'un, même en une phrase : « je suis à fleur de peau en ce moment ». Dire les choses à voix haute allège parfois, et cela permet à l'autre de vous soutenir. Une seule personne de confiance suffit, et il n'y a pas besoin d'un grand discours.
Beaucoup de personnes s'excusent de pleurer, comme si les larmes devaient être justifiées. Elles n'ont pas à l'être. Si l'on vous demande ce qui se passe, vous pouvez répondre « je ne sais pas encore », et c'est une réponse honnête. Évitez seulement de vous reprocher ces larmes, de vous forcer à « aller bien » ou de tirer des conclusions sur votre vie en pleine vague : les grandes décisions peuvent attendre.
Quand consulter, et qui appeler
Selon l'Assurance maladie, il faut consulter un médecin lorsque des symptômes sont présents presque tous les jours pendant au moins deux semaines : tristesse constante, perte d'intérêt, troubles du sommeil, fatigue anormale, culpabilité, difficultés de concentration, pensées négatives sur l'avenir, avec un retentissement sur la vie quotidienne. Vous n'avez pas besoin d'aller très mal pour consulter.
Pour préparer le rendez-vous, notez depuis quand les larmes reviennent, à quelle fréquence, comment vous dormez, et si l'appétit ou l'envie de faire les choses ont changé. Ces précisions aident davantage qu'un « je pleure tout le temps », et elles évitent d'oublier l'essentiel une fois sur place.
Après une naissance, si le baby blues dure plus de deux semaines ou reste très marqué, parlez-en à un professionnel de santé (médecin, sage-femme, PMI). Allô Parents Bébé, au 0 800 00 34 56, écoute les parents de la grossesse jusqu'aux trois ans de l'enfant.
Si vous avez des idées noires, appelez le 3114, gratuit et joignable 24 h sur 24, 7 jours sur 7. En cas d'urgence médicale ou de danger immédiat, appelez le 15. Ces numéros sont là pour vous, quelle que soit l'heure.
Et un accompagnement énergétique dans tout cela ?
Un soin énergétique ne dit pas d'où viennent vos larmes et ne pose aucun diagnostic. Certaines personnes y trouvent un espace de calme où elles peuvent se poser sans avoir à se justifier, et disent en ressortir apaisées. C'est un ressenti, dont on ne peut pas dire à quoi il tient, et il ne remplace pas l'avis d'un médecin.
Si ces larmes s'accompagnent de fatigue, les articles sur le manque de lumière et sur le changement d'heure peuvent vous aider à situer ce qui pèse sur le moral en cette saison.
À côté du suivi qui vous convient, un soin LaHoChi à distance peut offrir une pause, sans promesse de résultat. Et si vos larmes vous inquiètent, commencez par appeler un médecin : c'est le chemin le plus court.