Journaling d'automne : 20 questions pour se recentrer

Christine Gaubert
Praticienne LaHoChi & Consultante Akashique
Les meilleures questions de journaling sont courtes, concrètes et posées sans pression. Voici vingt questions écrites pour l'automne, cette saison où la lumière baisse et où l'on a souvent envie de faire le point. Inutile de toutes les traiter : une par soir suffit largement. Vous trouverez d'abord quelques repères pour écrire, puis quatre séries de cinq questions, puis un mot de prudence pour les soirs où l'écriture remue plus que prévu.
Comment utiliser ces questions de journaling sans en faire une corvée
Prenez un carnet qui ne sert qu'à cela, ou quelques feuilles volantes. Fixez une durée avant de commencer : dix à quinze minutes, jamais plus de vingt. Un minuteur vous évite de surveiller l'heure et vous laisse écrire sans regarder la montre.
Écrivez pour vous, sans souci de style ni d'orthographe. Si une question vous agace, sautez-la : c'est déjà une information. Si une réponse tient en trois mots, gardez les trois mots. Un journal ne se note pas, il se remplit.
Le moment compte moins que la régularité : le soir avec une tisane, le matin avant le café, ou dans le train. Un rituel minuscule aide à s'y mettre : toujours le même stylo, la même place, une lampe douce. Une astuce pour aller plus loin qu'une première réponse : sur une question légère, une fois la réponse écrite, ajoutez « et derrière ça ? » et écrivez encore trois lignes. Sur une question chargée, ne creusez pas.
Ouvrez la liste au hasard, ou choisissez la série qui correspond à votre humeur du moment. Pour situer l'automne comme l'une de vos saisons intérieures, comprendre sa « saison » décrit quatre saisons qui ne suivent pas le calendrier. Et si les Annales akashiques vous intriguent, comment formuler ses questions akashiques suit une autre logique.
Cinq questions pour regarder l'automne autour de vous
Ces premières questions partent du dehors pour arriver doucement au dedans. Elles conviennent bien aux soirs où l'on ne sait pas quoi écrire.
- Qu'est-ce qui change dans ma lumière, mes horaires et mes envies depuis quelques semaines ?
- Quel petit plaisir de saison ai-je envie de m'offrir avant l'hiver ?
- Qu'est-ce que je fais encore par habitude d'été, alors que mon corps demande autre chose ?
- Quel moment de ma journée est le plus agréable en ce moment, et pourquoi ?
- De quoi ai-je besoin pour aborder les mois plus sombres : plus de repos, plus de contacts, plus de mouvement ?
Une seule de ces réponses peut suffire à réorganiser votre semaine : ajouter une marche à la lumière du jour, avancer l'heure du dîner, refuser une soirée de trop.
Cinq questions pour faire le point sur votre énergie
Ici, l'énergie désigne simplement ce qu'il vous reste au fil de la journée : l'entrain, la patience, l'envie. Ces questions aident à repérer ce qui en donne et ce qui en prend.
- À quel moment de la journée suis-je le plus en forme ?
- Qu'est-ce qui me fatigue sans que je bouge : une personne, une tâche, une pensée qui revient ?
- Qu'est-ce qui me recharge vraiment, et quand l'ai-je fait pour la dernière fois ?
- Quelle dépense d'énergie ne me rapporte plus rien ?
- Si mon énergie était un budget, où irait la prochaine dépense que je choisis librement ?
Regardez les réponses sans les juger. Une tâche qui vous épuise n'est pas forcément à supprimer, mais elle mérite au moins d'être nommée.
Cinq questions pour déposer ce qui pèse
Cette série demande un peu de courage. Prenez-la un soir où vous n'avez rien d'important le lendemain matin.
- Qu'est-ce que je repousse depuis plus d'un mois, et que se passerait-il si je décidais de le faire ou de l'abandonner ?
- Quelle phrase ai-je envie de ne plus me répéter ?
- À qui dois-je une réponse, une excuse ou un merci ?
- Qu'est-ce que je porte pour d'autres, sans qu'on me l'ait demandé ?
- Que puis-je laisser tomber cette semaine, sans conséquence grave ?
Si une question fait monter beaucoup d'émotion, laissez-la de côté. Vous y reviendrez un autre jour, ou jamais : aucune question n'est obligatoire.
Cinq questions pour retrouver ce qui compte
Pour finir, des questions tournées vers ce qui vous fait du bien et vers la suite.
- Quelles personnes ou quelles activités me donnent le sentiment d'être à ma place ?
- Qu'aimerais-je avoir plus de temps pour faire, et quel petit morceau de cela est possible dès demain ?
- De quoi suis-je fier ou fière, même si personne ne l'a remarqué ?
- Quelle décision est mûre, et laquelle a encore besoin de temps ?
- Quelle intention simple ai-je envie de poser pour les semaines qui viennent ?
Relisez ces réponses dans un mois. On est souvent surpris de voir ce qui a bougé, et ce qui est resté exactement pareil. Soulignez alors les phrases qui reviennent d'un soir à l'autre : elles désignent peut-être un sujet qui mérite votre attention.
Quand l'écriture remue trop
Les recherches portent sur l'écriture expressive, c'est-à-dire écrire sur des expériences éprouvantes, et non sur des listes de questions comme celle-ci. Elles trouvent en moyenne un effet positif, mais petit : c'est la conclusion d'une méta-analyse de 2006 (Frattaroli, dans la revue Psychological Bulletin) portant sur 146 essais randomisés. Il est aussi habituel de se sentir un peu plus triste ou tendu juste après avoir écrit sur un sujet difficile, selon Baikie et Wilhelm (2005). Vous pouvez arrêter à tout moment, et limiter chaque séance à vingt minutes.
Si la tristesse, l'inquiétude ou les ruminations s'installent plusieurs jours, ou si votre sommeil ou votre appétit en souffrent, parlez-en à un médecin ou à un professionnel de santé. Le journal accompagne un moment de vie ; il ne remplace ni un suivi médical, ni un suivi psychologique.
Le carnet suffit pour ce soir. Si un jour vous avez envie d'autre chose que l'écriture, le soin LaHoChi à distance existe, sans promesse de résultat.